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Archive for the ‘politique et média’ Category

Ca y est, on l’attendait tous, elle est arrivée: l’Alliance, dernier avatar des girouettes politiques est née, avec pour papa le bon Borloo … cologiste. Avec un programme simple, « Borloo … botomiser les Français: le chômage à 9% ? pas urgent! la désindustrialisation? pas un problème!, la dette à 1600Mrds? circulez ya rien à voir! D’ailleurs, mieux vaut pas l’évoquer car le bon docteur Borloo n’a pas de solution ou ne veut pas en chercher, trop fatiguant, non regardez, il y a une menace énorme contre laquelle il faut lutter toutes affaires cessantes, « combattre le péril FN ».
Extrait du programme d’après un compte rendu de l’AFP: « J’en ai marre de la politique de dénonciation de l’autre et de la politique spectacle, nous avons une obligation d’action immédiate et concrète », a-t-il lancé, en présentant l’union des centres comme « la force anti-FN ».
Non Monsieur Borloo ne fait pas de la politique de dénonciation de l’autre! ni de la politique spectacle! il se bat pour nous contre un immense péril! Borloo, notre nouvelle Jeanne d’Arc?

Ce qu’il y a de bien, avec les politiques, c’est qu’ils savent toujours nous ramener sur la voie de la raison et des vrais problèmes, d’ailleurs les Grecs le savent bien qui les ont suivi pendant 40 ans. Bon, ils sont un peu dans la gêne maintenant, mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer, pour nous aussi, bientôt….

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Jean-Christophe Victor est enseignant et expert en géopolitique, créateur de l’émission « Le dessous des cartes » qu’il anime depuis vingt ans sur Arte. A ce titre, il fait référence en géopolitique et il est devenu le maître à penser de millions de Français sur la question des problèmes internationaux. Ses émissions sont disponibles depuis longtemps sur DVD. Ses exposés sont clairs et précis, étayés de cartes commentées avec concision qui  permettent d’appréhender facilement une question…,  peut-être même trop facilement.

Ainsi prenons le dossier « géopolitique et religions » nous y trouvons « La géopolitique de la Chrétienté » en une partie et une « Histoire de l’Islam » en deux parties. La Chrétienté a duré deux mille ans, l’Islam 1300, mais il ne faut bien évidemment pas s’arrêter à ce point et réclamer un temps de présentation en rapport avec la longueur de l’histoire.

Il est vrai que deux volets sont nécessaires pour nous raconter l’histoire de l’Islam que J-C Victor qualifie d’emblée de « merveilleuse histoire« , l’usage du superlatif y est tel que le texte en devient trés long et nécessite deux chapitres. Merveilleuse en effet, puisque « en 20 ans, les armées arabes conquiérent Perse, Syrie, Egypte, Tripolitaine« , douze ans après, les troupes des Ommeyaddes sont à Tachkent et dans le Sind. L’auteur serait-il émerveillé par ces rapides conquêtes militaires ? non, nous dit J-C Victor, c’est le rayonnement de la pensée et de la spiritualité qui font la force et la grandeur de l’islam. A la fin des années 600, la religion musulmane apporte ses bienfaits à l’Espagne à l’ouest et aux pays voisins de la  Chine à l’est. Elle est précédée, il est vrai, par des troupes de farouches combattants bénéficiant de leur maîtrise du combat de cavalerie. Mais ce n’est pas cela qui explique la victoire nous dit J-C Victor, mais la « réputation des Arabes » qui « administrent le territoire de façon moins dure que les Wisigoths chrétiens« . Une vraie civilisation de tolérance et de grands accomplissements! Accomplissements pour lesquels l’auteur ne perd pas de temps à nous expliquer ce qu’ils doivent à l’ingéniosité des peuples asservis par les cavaliers d’Allah ou à ces cavaliers eux-mêmes. Il se penche sur une question bien plus importante: le fait que le système scolaire français « passe autant de temps à étudier les civilisations romaine et grecque et s’occupe si peu de la belle histoire de l’Islam« . Curieuse prise de position dans une émission que l’on pensait a priori impartiale! Mais aprés tout, pourquoi pas, cela pourrait être la fin de certaines légendes au sujet de l’islam et des conquérants bédouins. Encore faudrait-il trouver des enseignants rigoureux et des élèves ouverts, ce qui ne semble pas être le cas en France si l’on en croit le rapport du Haut Conseil à l’Intégration sur l’école (voir hci).

Pour équilibrer la vision de J-C Victor, nous recommandons la lecture de « Aristote au Mont-Saint-Michel » de Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, cela permettrait, pour le grand public, de mesurer le fossé qui peut exister dans la compréhension de notre histoire entre ceux qui l’étudient, et de chercher à en savoir plus. Le livre de Gouguenheim a soulevé de son côté une sévère « disputation » au sein des cercles universitaires dont nous ne nous occuperons pas ici.  Mais il ne nous apparaît pas inintéressant de mettre les deux approches en confrontation.

Revenons à J-C Victor. Dans la deuxième partie de son émission, nous apprenons, au grand regret du narrateur, que l’empire musulman se délitte entre le IX° et le XIII° siècle. Nous suggérons pour notre part  que cela pourrait montrer que les peuples colonisés par les Arabes ont encore des sursauts contre l’arabisation forcée qu’ils ont subi. Ces peuples ont réussi à relacher quelque peu le lien politique qui les unissait aux Arabes en développant des dynasties locales, parfois avec des familles autochtones.

Mais au XIII° siècle arrivent les Turcs Seldjoukites qui vont « étendre leur influence » et « réunifier le monde arabe« , usage pernicieux de la sémantique que parler « d’influence » pour désigner une conquête à la pointe de l’épée. Quant à la « réunification du monde arabe« , l’expression n’est-elle pas osée pour désigner la domination des Berbères, Grecs, Slaves, Perses, Numides, etc. déjà colonisés par les Arabes puis à nouveau objet d’une nouvelle  colonisation féroce de la part des Turcs. J-C Victor nous assure qu’il n’en est rien, il n’y a pas d’imposture. L’Empire Turc va être démantelé par l’Occident et lui seul mérite le terme de colonisateur:  « avec la colonisation, l’ensemble du monde musulman passe sous domination [de l’Occident (ndlr)]« . On notera d’ailleurs comment le narrateur (c’est lui même qui   nous dit qu’il allait nous raconter une « belle histoire », appelons le donc « narrateur » plutôt que « expert ») passe de la notion d’Arabe, à celle du musulman, puis à celle de Turc, trouvant ainsi la possibilité de jouer avec les approches au profit de sa thèse: la suprématie de la civilisation musulmane (ou arabe? ou turque?). Au gré de ces circonvolutions émerge finalement une question, le propos de J-C Victor est-il de nous informer objectivement ou de nous inculquer une vision particulière du monde?

 Nous avons des éléments de réponse dans le dossier « La géopolitique de la Chrétienté » qui retrace les débuts de la Chrétienté jusqu’à l’an mil environ. Dans cet exposé (dont une partie est d’ailleurs consacrée à la présentation de l’Islam et à sa confrontation avec la Chrétienté, sur quoi nous reviendrons), J-C Victor insiste sur l’opposition entre Rome (l’Occident) et l’Orient, montrant que le berceau de la Chrétienté est l’Orient et que c’est l’Empire byzantin qui a défendu la Chrétienté contre les Musulmans. Mais là, il joue avec les concepts d’Occident et d’Orient qui n’ont pas du tout le même sens aujourd’hui qu’à l’époque romaine qui constituait un seul et même empire.  Il veut ainsi prouver  l’illégitimité de l’Occident à se réclamer des racines chrétiennes. L’intention est si forte que, parlant des hérésies qui ont secoué la Chrétienté, il se complaît à souligner qu’il y a « une hérésie qui réussit heureusement, celle de la réforme« . Brusque sortie de route de l’expert géopolitique impartial. Regarder le dossier « Il n’y a pas de choc de civilisation » n’est plus alors qu’un long fleuve tranquille qui nous emporte vers la doxa du moment. Un seul exemple, l’affrontement Islam/Chrétienté après avoir été convoqué pour témoigner contre l’Occident (voir ci-dessus) est complètement occulté dans le dossier du choc des civilisations afin de démontrer l’inanité de cette théorie née en Occident. J-C Victor nous explique au contraire que l’Islam à enrichi l’Occident. 

Idéologie et histoire n’ont jamais fait bon ménage. Parfois l’histoire est manipulée avec brutalité, poignant certes, mais la supercherie saute immédiatement aux yeux. Lorsqu’il s’agit d’une instillation progressive sous forme anesthésiante, la manipulation est plus dangereuse et la vérité n’apparaît finalement qu’au moment de l’autopsie. Mais nous n’en connaîtrons par les résultats, ayant disparu sous le bistouri du médecin légiste.

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Page d’accueil Orange.fr du 26 février 2010

    

  Une dépêche de l’agence France Presse (AFP) du 25 février 2010 à 20h40 nous apprends que le colonel Khadafi, dans un discours tenu à Benghazi à l’occasion de la fête du Mouloud devant des milliers de personnes et en présence de chefs d’Etat et de représentants de pays islamiques a demandé « le jihad » contre la Suisse. Citations de l’AFP :  « C’est contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah que le jihad doit être proclamé par tous les moyens » […] « le jihad contre la Suisse, contre le sionisme, contre l’agression étrangère (…) n’est pas du terrorisme« .    

A écouter les médias qui tournent en boucle autour de notre nombril depuis quelques jours pour une chamaillerie de têtes de listes départementales, la France est occupée par des problèmes bien plus importants. Dernier rebondissement, M. Peillon vient d’exhiber une coupure de presse de 1967 !  

 L’affaire Khadafi est quant à elle, qualifiée de « foucade » par les médias qui veulent bien s’en préoccuper.  (ndlr: selon le petit Larousse, une foucade est « un emportement capricieux et passager » ).  Les victimes des attentats passés et à venir s’en réjouiraient certainement, mourir c’est dur, mais lorsque l’on sait que c’est  pour la distraction des terroristes cela passe mieux, il faut toujours faire plaisir à son prochain !    

Nous sommes quand même informés. Sur la page d’accueil du site Orange.fr du 26 février 2010, les deux nouvelles sont côte à côte (voir ci-dessus). Pourquoi ?  La Rédaction de Orange.fr veut-elle montrer que les deux nouvelles sont aussi importantes l’une que l’autre ? L’on notera que Peillon  a suscité 260 réactions, Khadafi 106 réactions, dont la plupart minimisent l’affaire soit en traitant Khadafi de cinglé, soit en rappelant à juste titre son accueil par la France il y a peu.    

A, j’oubliais, à 10h23, l’AFP sort une nouvelle dépêche: « Attentat à Kaboul, 17 morts dont un Français ». Dommage, en voila un qui ne saura pas combien M. Peillon se sera battu pour les droits de l’homme et qui, du coup, ne votera pas pour lui.    

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Cette affaire obscurcit totalement le paysage de la « politique », mot que je mets entre guillemets car je veux ici l’utiliser avec son sens premier de « gestion des affaires de la cité ». Je réfute le sens que lui donnent les médias par leurs communiqués et articles, avec des discussions sans fin sur les intentions réelles ou supposées d’un tel ou de tel autre (et là, nous ne parlons pas des intentions en termes de programme » politique »). Aurons nous un jour des médias qui arrivent à sortir la politique du caniveau dans lequel ils déplorent qu’elle soit, mais dans lequel ils la traînent chaque jour ?

Derniers exemples de cette incapacité des médias à nous aider à « penser notre vie de citoyens ».

France Inter fait tout les matins un éditorial « politique ». Il était consacré ce matin à l’affaire Soumare, affaire capitale on s’en rend bien compte pour l’avenir du département, de la région, de la France, que dis-je, du monde (ou du journal Le Monde qui doit vendre de la copie ?). Quid pendant ce temps du Niger où se joue le destin d’hommes et femmes mais aussi notre avenir énergétique ? quid de l’Iran, quid des programmes des candidats aux régionales ?

Sur cette affaire Soumare encore: je lis dans le billet du Monde daté du 25 février 2010 :  » … Elles témoignent, enfin, chez ces responsables de l’UMP, d’amalgames et de préjugés inacceptables : noir de peau, de père malien, habitant un quartier difficile de Villiers-le-Bel, Ali Soumaré ne pouvait être, à leurs yeux, qu’un délinquant. Après les dérapages nauséabonds provoqués par le débat sur l’identité nationale, cette affaire dit trop bien la tartufferie d’une partie de la droite quand elle plaide en faveur de l’intégration des jeunes issus de l’immigration« .

Ainsi, il s’agissait « d’amalgames et de préjugés inacceptables », j’en prends acte, mais je note que  le jugement du Monde procède lui aussi de « préjugés et d’amalgames » vis à vis de personnes qui, appartenant à telle classe socio culturelle, à telle tranche d’âge et à tel parti politique ne peuvent qu’être racistes. Je trouve qu’il y a la matière à crier à la diffamation.

France Inter, encore, n’est pas en reste pour ce qui est de condamner sans jugement les compères de l’UMP. Dans le journal de 7 heures 30 ce jour, le journaliste rajoute ensuite que  si M. Soumare a été condamné, c’était il y a longtemps, ce qui est vrai  et que le jugement porté est prescrit, ce qui est vrai juridiquement mais faux politiquement.

Car dans tout cela, il ne faut pas oublier que nous parlons de candidature à une fonction politique élective. Ce qui veut dire, en démocratie, que l’on doit dire aux électeurs qui l’on est et ce que l’on veut faire. A partir de là, le corps électoral vote en connaissance de cause et à lui de voir s’il porte au pouvoir des candidats condamnés pour des fautes graves mais se présentant sans vergogne au suffrage pour « se faire laver de toutes accusations« . Et là, vous voyez comme moi qui est dans cette situation aujourd’hui. Mais mon propos est de ne dénoncer ni les uns ni les autres, mais de tirer des enseignements.

Cette démarche, je ne l’approuve pas car elle témoigne de l’irrespect du corps électoral de la part des politiques. La politique n’est pas un jeu de ballon au cours duquel la faute commise est sifflée (ou non d’ailleurs) par l’arbitre, réparée par un coup franc « appelé d’ailleurs parfois coup de pied de réparation », puis on recommence l’esprit léger jusqu’à la prochaine faute. La politique est un engagement au service la Cité, activité désormais bien payée sur l’impôt des citoyens. La Cité a donc le droit de savoir et à mon sens de ne pas suivre n’importe qui, mais cela est un problème de conscience pour chaque citoyen.

Démocit propose donc que tout candidat à une fonction élective fasse une déclaration de son patrimoine et de son casier judiciaire, qu’il ne concoure qu’à une seule élection et en tout état de cause qu’il n’accepte qu’un seul mandat et s’y consacre pleinement.

Démocit propose aussi aux médias de faire un effort pour mieux nous informer tant en quantité qu’en qualité. Mais là , « vaste programme » comme disait le général de Gaulle.

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SOS charabia

Lu dans « Le Monde » du 21 février 2010 page 16, un article intitulé :

« Politique de la chanson : loin des protestations contre l’hégémonie de la culture américaine ou le téléchargement illégal, l’artiste français a les moyens de retrouver la force subversive d’un art majeur ».

Je n’ai rien compris à l’article (et même au titre), si quelqu’un peut m’expliquer, je lui en serai reconnaissant.

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L’affaire dite « Frèche », comme celle dite de la « Burqa » illustrent les carences de méthodologie et de clairvoyance stratégiques tant du parti socialiste que du gouvernement. La stratégie est l’art du possible, elle exige un but affiché, des  chefs pour concevoir le plan d’action et des troupes pour le mettre en œuvre.

Le cas Georges Frèche: Martine Aubry veut se débarrasser du chef d’une des plus importantes fédération du parti (20 000 membres) devenu  un potentat local indifférent, voire hostile à la direction centrale. Le 22 décembre, lorsqu’il lance sa remarque sur Laurent Fabius, la direction centrale pense avoir trouvé la pierre philosophale ou le « centre de gravité stratégique » dirait Clausewitz. Le prétexte: Frèche est antisémite, il doit être abattu pour cela.

Mais l’attaque tombe dans le vide. Pire, elle va profiter à celui qu’elle voulait détruire. Les raisons: défaut d’analyse initiale de la situation, sous estimation de l’adversaire, absence de planification de l’action. C’est Napoléon III se lançant à l’attaque de la Prusse, avec une armée non préparée et sans plan de manœuvre, parce que l’on lui a agité la dépêche d’EMS sous le nez. N’est pas Alexandre à la bataille d’Ixos ou Napoléon à Arcole qui veut, surtout pas Napoléon III et encore moins Martine Aubry. Pourtant l’on pouvait gagner contre Frèche, car son style de direction lasse. Une stratégie globale visant à déstabiliser successivement ces appuis, dont certains souhaiteraient un peu plus d’aide pour s’affranchir d’un tutelle insupportable,  est la seule possible. C’est la bataille du Pacifique et la remontée américaine île par île jusqu’au Japon qu’il faut conduire, mais là aussi, il n’y pas de Nimitz ou de Mac Arthur au PS.    

Les données du cas  » Burqa » sont analogues. Une religion/culture qui empiète sur la laïcité et les droits de l’homme et de la femme, la conscience par les politiques de cette situation qui entache les principes républicains, mais l’incapacité totale de l’exprimer. Il est alors décidé de s’attaquer au port de la Burqa, un coup de main rapide sur un objectif bien médiatisé.  Mais l’attaque est menée sans vigueur et quand bien même, quel intérêt d’enlever un bastion isolé ? L’affaire de la Burqa, c’est le  débarquement américain sur les plages de Somalie devant les caméras de télévision suivi par un gros coup des Somalis et le piteux retrait des forces américaines. Là aussi, la seule stratégie possible est l’attaque sur le cœur du dispositif, sous la bannière de la laïcité. La République sait le faire, elle l’a fait à deux reprises contre la religion chrétienne: à partir de 1789, puis entre la fin du XIX° siècle et le début du XX°.

Trois questions se posent en fait aujourd’hui: a-t-on encore une République pour donner une vision ? a-t-on encore des stratèges pour la formuler et la conduire (le stratège est celui qui dirige la république grecque) ? a-t-on encore des citoyens pour marcher au feu ?

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Certains responsables politiques du département du Val d’Oise ont souligné que M. Soumaré, tête de liste du parti socialiste avait un passé judiciaire. M. Soumaré et le parti socialiste ont réagi en dénonçant une manœuvre politicienne et « une campagne de caniveau », réclamant le « respect des individus ». « Dans cette campagne, je n’ai pas été respecté en tant qu’être humain » déplore M. Soumaré, ainsi que le rapporte une dépêche de presse.

Cette notion de respect est importante et mériterait d’être mieux définie puis appliquée, surtout en démocratie.

Le « respect » est un contrat entre celui qui veut être respecté et celui qui respecte afin de définir le champ et le périmètre du respect.

Ainsi il doit y avoir « respect » de l’électorat: celui-ci est en droit de connaître le programme du candidat, mais aussi ses capacités à le mettre en œuvre. En corollaire, le candidat est en devoir de faire connaître toutes les facettes de sa personnalité, à l’électeur ensuite de dire, par son vote, quelle confiance il accorde au couple candidat programme.

Il doit aussi y avoir « respect de soi-même » et « respect des fonctions » que l’on brigue. Que celui qui se porte candidat se fasse élire pour ce qu’il est et ne cherche pas à cacher certains aspects de son personnage, surtout si certains de ses actes antérieurs pourraient laisser des doutes sur sa capacité à exercer ses fonctions électives futures. Ayant ainsi « respecté » le processus démocratique, les électeurs et les fonctions qu’il brigue, il obtiendra en retour un respect  total non seulement de ceux qui vont voter pour lui, mais encore de ceux qui auront fait un autre choix, mais garderont une profonde estime pour cet « homme respectable ».

En prime, si nos prétendants politiques et leurs partis avaient cette démarche nous n’aurions pas à endurer des « campagnes de caniveaux » et eux non plus d’ailleurs.

Il faudrait pour mettre en route cette démarche que les partis politiques soient un peu moins « partis » et un peu plus « politiques ». Certes, nous n’en sommes pas à réclamer une démarche du type de celle de « Tiger Wood », quoique … cela nous éviterait peut-être de nous sentir les éternels « cocus » de la politique.

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