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Archive for février 2011

Le père Marek Marios Ribinski (34 ans) a été retrouvé vendredi dans un hangar de son école, la gorge tranchée. Ce meurtre fait suite à des menaces proférées contre l’ordre des Salésiens en Tunisie, traités de juifs et menacés de mort par des lettres signées d’une croix gammée. Le père Marek, polonais animant une école fréquentée par des enfants musulmans, est le deuxième religieux chrétien tué depuis le début des émeutes révolutionnaires. La police tunisienne pense qu’il s’agit d’un acte perpétré par des extrémistes fascistes (lire: islamistes).

La tolérance en marche. Dans le village du Pin dans le Gard, une institutrice pleine de bonne volonté,  a fait apprendre à ses élèves une chansonnette sur la tolérance en arabe. Il est vraisemblable qu’elle se porte volontaire pour remplacer le père Ribinski dans cette école salésienne. Stéphane Hessel devrait aussi écrire une petite brochure indignée sur cette affaire.(ces deux dernières informations ne sont pas confirmées).

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Jean-Christophe Victor est enseignant et expert en géopolitique, créateur de l’émission « Le dessous des cartes » qu’il anime depuis vingt ans sur Arte. A ce titre, il fait référence en géopolitique et il est devenu le maître à penser de millions de Français sur la question des problèmes internationaux. Ses émissions sont disponibles depuis longtemps sur DVD. Ses exposés sont clairs et précis, étayés de cartes commentées avec concision qui  permettent d’appréhender facilement une question…,  peut-être même trop facilement.

Ainsi prenons le dossier « géopolitique et religions » nous y trouvons « La géopolitique de la Chrétienté » en une partie et une « Histoire de l’Islam » en deux parties. La Chrétienté a duré deux mille ans, l’Islam 1300, mais il ne faut bien évidemment pas s’arrêter à ce point et réclamer un temps de présentation en rapport avec la longueur de l’histoire.

Il est vrai que deux volets sont nécessaires pour nous raconter l’histoire de l’Islam que J-C Victor qualifie d’emblée de « merveilleuse histoire« , l’usage du superlatif y est tel que le texte en devient trés long et nécessite deux chapitres. Merveilleuse en effet, puisque « en 20 ans, les armées arabes conquiérent Perse, Syrie, Egypte, Tripolitaine« , douze ans après, les troupes des Ommeyaddes sont à Tachkent et dans le Sind. L’auteur serait-il émerveillé par ces rapides conquêtes militaires ? non, nous dit J-C Victor, c’est le rayonnement de la pensée et de la spiritualité qui font la force et la grandeur de l’islam. A la fin des années 600, la religion musulmane apporte ses bienfaits à l’Espagne à l’ouest et aux pays voisins de la  Chine à l’est. Elle est précédée, il est vrai, par des troupes de farouches combattants bénéficiant de leur maîtrise du combat de cavalerie. Mais ce n’est pas cela qui explique la victoire nous dit J-C Victor, mais la « réputation des Arabes » qui « administrent le territoire de façon moins dure que les Wisigoths chrétiens« . Une vraie civilisation de tolérance et de grands accomplissements! Accomplissements pour lesquels l’auteur ne perd pas de temps à nous expliquer ce qu’ils doivent à l’ingéniosité des peuples asservis par les cavaliers d’Allah ou à ces cavaliers eux-mêmes. Il se penche sur une question bien plus importante: le fait que le système scolaire français « passe autant de temps à étudier les civilisations romaine et grecque et s’occupe si peu de la belle histoire de l’Islam« . Curieuse prise de position dans une émission que l’on pensait a priori impartiale! Mais aprés tout, pourquoi pas, cela pourrait être la fin de certaines légendes au sujet de l’islam et des conquérants bédouins. Encore faudrait-il trouver des enseignants rigoureux et des élèves ouverts, ce qui ne semble pas être le cas en France si l’on en croit le rapport du Haut Conseil à l’Intégration sur l’école (voir hci).

Pour équilibrer la vision de J-C Victor, nous recommandons la lecture de « Aristote au Mont-Saint-Michel » de Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, cela permettrait, pour le grand public, de mesurer le fossé qui peut exister dans la compréhension de notre histoire entre ceux qui l’étudient, et de chercher à en savoir plus. Le livre de Gouguenheim a soulevé de son côté une sévère « disputation » au sein des cercles universitaires dont nous ne nous occuperons pas ici.  Mais il ne nous apparaît pas inintéressant de mettre les deux approches en confrontation.

Revenons à J-C Victor. Dans la deuxième partie de son émission, nous apprenons, au grand regret du narrateur, que l’empire musulman se délitte entre le IX° et le XIII° siècle. Nous suggérons pour notre part  que cela pourrait montrer que les peuples colonisés par les Arabes ont encore des sursauts contre l’arabisation forcée qu’ils ont subi. Ces peuples ont réussi à relacher quelque peu le lien politique qui les unissait aux Arabes en développant des dynasties locales, parfois avec des familles autochtones.

Mais au XIII° siècle arrivent les Turcs Seldjoukites qui vont « étendre leur influence » et « réunifier le monde arabe« , usage pernicieux de la sémantique que parler « d’influence » pour désigner une conquête à la pointe de l’épée. Quant à la « réunification du monde arabe« , l’expression n’est-elle pas osée pour désigner la domination des Berbères, Grecs, Slaves, Perses, Numides, etc. déjà colonisés par les Arabes puis à nouveau objet d’une nouvelle  colonisation féroce de la part des Turcs. J-C Victor nous assure qu’il n’en est rien, il n’y a pas d’imposture. L’Empire Turc va être démantelé par l’Occident et lui seul mérite le terme de colonisateur:  « avec la colonisation, l’ensemble du monde musulman passe sous domination [de l’Occident (ndlr)]« . On notera d’ailleurs comment le narrateur (c’est lui même qui   nous dit qu’il allait nous raconter une « belle histoire », appelons le donc « narrateur » plutôt que « expert ») passe de la notion d’Arabe, à celle du musulman, puis à celle de Turc, trouvant ainsi la possibilité de jouer avec les approches au profit de sa thèse: la suprématie de la civilisation musulmane (ou arabe? ou turque?). Au gré de ces circonvolutions émerge finalement une question, le propos de J-C Victor est-il de nous informer objectivement ou de nous inculquer une vision particulière du monde?

 Nous avons des éléments de réponse dans le dossier « La géopolitique de la Chrétienté » qui retrace les débuts de la Chrétienté jusqu’à l’an mil environ. Dans cet exposé (dont une partie est d’ailleurs consacrée à la présentation de l’Islam et à sa confrontation avec la Chrétienté, sur quoi nous reviendrons), J-C Victor insiste sur l’opposition entre Rome (l’Occident) et l’Orient, montrant que le berceau de la Chrétienté est l’Orient et que c’est l’Empire byzantin qui a défendu la Chrétienté contre les Musulmans. Mais là, il joue avec les concepts d’Occident et d’Orient qui n’ont pas du tout le même sens aujourd’hui qu’à l’époque romaine qui constituait un seul et même empire.  Il veut ainsi prouver  l’illégitimité de l’Occident à se réclamer des racines chrétiennes. L’intention est si forte que, parlant des hérésies qui ont secoué la Chrétienté, il se complaît à souligner qu’il y a « une hérésie qui réussit heureusement, celle de la réforme« . Brusque sortie de route de l’expert géopolitique impartial. Regarder le dossier « Il n’y a pas de choc de civilisation » n’est plus alors qu’un long fleuve tranquille qui nous emporte vers la doxa du moment. Un seul exemple, l’affrontement Islam/Chrétienté après avoir été convoqué pour témoigner contre l’Occident (voir ci-dessus) est complètement occulté dans le dossier du choc des civilisations afin de démontrer l’inanité de cette théorie née en Occident. J-C Victor nous explique au contraire que l’Islam à enrichi l’Occident. 

Idéologie et histoire n’ont jamais fait bon ménage. Parfois l’histoire est manipulée avec brutalité, poignant certes, mais la supercherie saute immédiatement aux yeux. Lorsqu’il s’agit d’une instillation progressive sous forme anesthésiante, la manipulation est plus dangereuse et la vérité n’apparaît finalement qu’au moment de l’autopsie. Mais nous n’en connaîtrons par les résultats, ayant disparu sous le bistouri du médecin légiste.

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On aura suivi les démêlées de l’aumônier militaire  Benoit Jullien de Pommerol avec la hiérarchie militaire et l’aumônerie aux armées suite à son rapport dénonçant l’attitude trop complaisante à son avis des chefs militaires français vis à vis de certaines pratiques « culturelles » de certains Afghans. Notamment le fait d’ordonner aux militaires féminins de porter un voile pour dialoguer avec les Afghans. Pour être honnête, notons que le commandement avait rapporté cet ordre manifestement illégal au regard de la Constitution. Les Marines américains ont aussi compris qu’il fallait dialoguer avec les femmes qui sont, dans toutes les civilisations, les meilleures avocates pour le progrès des « droits de l’homme », ce que l’on comprend aisément au vu des conditions qui leur sont faites ici ou là.

Mais, comment parler aux femmes de liberté lorsque l’on se soumet soi-même aux symboles de l’asservissement en se montrant voilée?

Une courte vidéo sur l’approche américaine qui ne parait pas être rejetée par les Afghanes et leurs enfants.

http://www.time.com/time/video/player/0,32068,790962291001_2049667,00.html

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J’apprends par une dépêche AFP: « Les syndicats de magistrats appellent à reprendre les audiences. Les magistrats ont décidé de cesser leur mouvement après l’enquête administrative sur le suivi du suspect du meurtre de Laëtitia Perrais, qui a révélé des « carences » mais pas de faute des juges ».

Je présume que  s’il y avait eu « faute », la grève aurait continué. Je me suis peu exprimé sur cette pitoyable attitude des magistrats. Ils se sont classés d’emblée dans la catégorie désormais bien connue des « responsables mais pas coupables », au coté de certains politiques, des dockers de Marseille et de quelques autres profiteurs de notre angélisme béat.

« A l’Ouest, rien de nouveau en effet ».

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Les manifestations qui ont secoué de nombreux pays arabes (Algérie, Tunisie, Égypte, Yémen et dans une certaine mesure le Maroc) et ont abouti, pour l’instant, à la chute des présidents tunisien et égyptien, ont fait l’objet de nombreuses présentations et d’analyses. Nous avons compris que la « rue arabe » s’était révoltée contre des gouvernements autocratiques qui, par la répression policière, le refus de toute opposition et la corruption mettaient en coupe réglée leurs pays depuis des décennies. En somme, ces pays étaient victimes de leurs dirigeants autochtones depuis leurs indépendances et leurs populations veulent aujourd’hui la démocratie.

Il m’apparaît que la France doit en tirer deux conclusions immédiates et capitales.

La première est qu’il faut cesser immédiatement et définitivement la repentance et la mortification sur le « passé colonial » de la France. Cette révolte de  peuples martyrisés par leurs propres gouvernements à la recherche de liberté, de dignité et de démocratie, souffrant au point de trouver des  hommes prêts à s’immoler par le feu, montre le ridicule et l’inconsistance du discours de stigmatisation de la France. Les peuples « colonisés » ont vécu manifestement pire depuis leur indépendance.

La seconde est qu’il faut cesser immédiatement et définitivement le discours communautaire. Il n’est pas une occasion de voir fleurir en France des drapeaux algérien, marocain, tunisien, parfois accompagnés de cris provoquant pour la France. Peut-on aujourd’hui croire que ceux qui agitaient ces drapeaux le faisaient par amour pour leur  pays d’origine, lorsque l’on sait le sort qu’il était fait au peuple dans ces pays ? Ouvrons les yeux, il s’agissait simplement de démonstrations de haine pour la France et les Français.

Voilà deux impératives et urgentes conclusions à tirer pour nous. Et laissons les pays arabes construire eux-mêmes leur destin politique, sous peine de se voir stigmatisé à nouveau. A cet égard le silence de la France et de l’Europe me parait la seule attitude raisonnable. Aidons les ensuite lorsque nous aurons reconstruit notre propre pays et eux le leur. Et des siècles de paix s’ouvriront devant nous.

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Le roi de France Louis IX, est canonisé en 1297 et porte, depuis, le surnom de Saint-Louis. Il est né le 25 avril 1214 à Poissy dans les Yvelines et mourra le 25 août 1270 à Tunis, emporté par la peste alors qu’il était en route pour la huitième (et dernière) croisade.

La ville de Poissy s’enorgueillit aujourd’hui de cette royale naissance et propose un parcours historique à travers ses rues sur les pas de Saint-Louis. De nombreux chalands, vaquant ici et là dans les rues à de multiples occupations, complètent même le tableau en nous donnant l’impression d’être aussi dans la ville où le bon roi trépassa. 

Délicate attention, même les restaurants japonais se sont mis à la mode proche orientale, un superbe logo rouge et vert s’étale à coté des auto-collants des cartes de crédit.

 Pour aller sur les traces authentiques de Saint-Louis, je recommanderais plutôt la visite de la Sainte-Chapelle, tant qu’elle est encore là.

 

 

 

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2 896 373 entrées pour le film « Rien à déclarer », il devrait normalement rapidement atteindre la dizaine de millions d’entrées, c’est le nombre de spectateurs pour les matches de football hebdomadaires. Il n’y a réellement rien à déclarer sous le front bas de nos amis français.

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