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Posts Tagged ‘Algérie’

Le Monde du 1 avril 2011 donne la parole à Malika Mokkedem. Je croyais d’abord à un poisson d’avril, tellement, depuis 40 ans que je le pratique, ce journal m’avait habitué à une prose soigneusement poncée au papier de verre de la censure du politiquement correct puis longuement patinée à la popote de la bien pensance. Le voici qui donne la parole à une femme née en Algérie et réfugiée « morale » en France qui décrit sans détour tout le mal qu’elle pense de l’archaïsme de la société algérienne dont elle a longtemps subi le joug machiste et bigot. Le Monde prend-il ses distances avec la repentance et la doxa?  Erik Izralewicz serait-il en congé, les souris en profitant pour danser? Quoiqu’il en soit, ne boudons pas notre plaisir et partageons le: Le Monde du samedi 2 avril 2011, page 19 . Je ne ferais pas un mot de commentaire de cet entretien qui claque aussi fort, pour dire la vérité que les drapeaux algériens agités avec provocation et rancoeur aux quatre vents d’une France atrophiée pour nous la cacher.

Dans la même veine, je vous livre un petit secret, il y une autre femme super épatante qui peut vous apprendre beaucoup de chose: Malika Sorel. Allez faire sa connaissance à travers son blog: http://puzzledelintegration.blogspirit.com/ et je vous recommande son livre « Le puzzle de l’intégration », n’hésitez pas  à le lire, vous ne serez pas déçus. Allez vite le commander chez votre libraire, vous ferez ainsi marcher son commerce. Nous avons tous besoin des libraires.

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Les manifestations qui ont secoué de nombreux pays arabes (Algérie, Tunisie, Égypte, Yémen et dans une certaine mesure le Maroc) et ont abouti, pour l’instant, à la chute des présidents tunisien et égyptien, ont fait l’objet de nombreuses présentations et d’analyses. Nous avons compris que la « rue arabe » s’était révoltée contre des gouvernements autocratiques qui, par la répression policière, le refus de toute opposition et la corruption mettaient en coupe réglée leurs pays depuis des décennies. En somme, ces pays étaient victimes de leurs dirigeants autochtones depuis leurs indépendances et leurs populations veulent aujourd’hui la démocratie.

Il m’apparaît que la France doit en tirer deux conclusions immédiates et capitales.

La première est qu’il faut cesser immédiatement et définitivement la repentance et la mortification sur le « passé colonial » de la France. Cette révolte de  peuples martyrisés par leurs propres gouvernements à la recherche de liberté, de dignité et de démocratie, souffrant au point de trouver des  hommes prêts à s’immoler par le feu, montre le ridicule et l’inconsistance du discours de stigmatisation de la France. Les peuples « colonisés » ont vécu manifestement pire depuis leur indépendance.

La seconde est qu’il faut cesser immédiatement et définitivement le discours communautaire. Il n’est pas une occasion de voir fleurir en France des drapeaux algérien, marocain, tunisien, parfois accompagnés de cris provoquant pour la France. Peut-on aujourd’hui croire que ceux qui agitaient ces drapeaux le faisaient par amour pour leur  pays d’origine, lorsque l’on sait le sort qu’il était fait au peuple dans ces pays ? Ouvrons les yeux, il s’agissait simplement de démonstrations de haine pour la France et les Français.

Voilà deux impératives et urgentes conclusions à tirer pour nous. Et laissons les pays arabes construire eux-mêmes leur destin politique, sous peine de se voir stigmatisé à nouveau. A cet égard le silence de la France et de l’Europe me parait la seule attitude raisonnable. Aidons les ensuite lorsque nous aurons reconstruit notre propre pays et eux le leur. Et des siècles de paix s’ouvriront devant nous.

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Emeutes en Algérie et en Tunisie, départ de Ben Ali. Et en Algérie ? Abdesselam Ali-Rachedi livre pour El Watan une intéressante analyse.

Retenons que malgré la dictature de Ben Ali, la Tunisie a une société structurée avec des classes moyennes, des hommes et femmes et des organisations syndicales ou associatives capables de prendre le manche. Même si le mouvement fut spontané, cette structure « de recours » dirais-je  a contribué à soutenir la ténacité des opposants descendus dans la rue. Ceci n’enlève rien aux fautes du régime bien sûr et à la coupable  corruption organisant la spoliation du peuple tunisien (phénomènes hélas fréquents sur le continent).

Reste la comparaison avec l’Algérie. Un sursaut citoyen identique est-il possible ? Non, répond Abdesselam Ali-Rachedi. Le développement d’un esprit citoyen et des structures capables de le nourrir ont été étouffés depuis le début (indépendance) par le régime, régime dont la force est la collusion entre le parti politique au pouvoir et les forces de l’ordre. Un bien triste constat pour les Algériens.

Quant à la Tunisie, l’existence de ce potentiel d’animation du débat démocratique et donc de l’instauration d’un Etat démocratique, est de bon augure face à la menace majeure pour le peuple tunisien  de la montée en puissance de l’islamisme, peu évoquée dans l’euphorie du moment et l’aveuglement récurrent des commentateurs. A cet égard, l’intransigeance de certaines organisations tunisiennes à l’encontre des serviteurs de l’ancien régime me parait devoir être mieux réfléchie. La doctrine du « tous pourris, ils doivent partir » (que l’on entend aussi en France à l’encontre de notre classe politique) a déjà été expérimentée en Irak par le proconsul américain Bremer. On sait ce qu’il advint, le basculement dans l’opposition violente des chefs, trouvant des troupes déterminées avec tous les militaires et   fonctionnaires chassés de leurs emplois. Quelques jours d’espoir et maintenant sept ans de chaos et de sang.

Lien vers article:      « L’émeute est parfois due à un sursaut de dignité »  .

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